RÉMI BOUCHER ET L’ENSEMBLE AIGUEBELLE EN CONCERT | VILLE-MARIE

RÉMI BOUCHER ET L’ENSEMBLE AIGUEBELLE EN CONCERT | VILLE-MARIE

Détails

10 Oct

13 h 30

Ouverture des portes à 13 h 00


THÉÂTRE DU RIFT
VILLE-MARIE

27 $
Présenté par

RÉMI BOUCHER


Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, une région du nord du Québec, Rémi Boucher s’est tourné très tôt vers la musique. Il entreprend l’étude assidue de la guitare classique dès l’âge de douze ans avec Lise Langlois, mais c’est au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, sous l’œil attentionné de Jean Vallières, qu’on remarquera son grand talent. D’un tempérament musical très fougueux, le jeune guitariste ne craint pas le travail et n’hésite pas à s’attaquer aux pièces les plus difficiles pour les donner en concert quelques semaines plus tard.

 

Il obtient d’ailleurs un premier prix au Conservatoire de musique du Québec à Montréal avec une note exceptionnelle de 97 %. La carrière du jeune virtuose sera dès lors jalonnée de prix prestigieux qui l’amèneront à se produire sur différentes scènes du monde.

 

Après des études au Canada, il poursuit son travail en Espagne, avec Josep Henriquez, José Luis Rodrigo, Vladimir Mikulka, David Russel et Manuel Barrueco; ensuite en Belgique, avec Victor van Puijenbroeck du Conservatoire royal d’Anvers; et plus tard en Suisse, avec Oscar Ghiglia de l’Académie de Bâle. Toutes ces années de perfectionnement lui ont été rendues possibles grâce à des bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que du Conseil des arts du Canada. Il a également reçu le Prix Sylva Gelber, attribué au plus talentueux des candidats demandant une bourse de perfectionnement, devenant ainsi le premier guitariste honoré par ce prix en 30 ans!

 

En 1991, il interrompt ses études en Suisse car on le réclame de plus en plus en concert. Il entreprend alors une carrière véritablement internationale. Il donne régulièrement des concerts, solo ou avec orchestre, en Europe, en Amérique et en Asie, sur scène ainsi qu’à la radio et à la télévision. Il produit également quelques disques, lesquels ont tous été accueillis par la critique internationale comme une référence pour la qualité de leur interprétation : « Quand Rémi Boucher joue une œuvre, on dirait qu’elle lui appartient », écrit Colin Cooper du Classical Guitar Magazine. Il donne des cours de maîtres dans les plus grandes universités et siège régulièrement sur des jurys de concours internationaux.

 

Cette brillante carrière a été couronnée de nombreux prix nationaux et internationaux. Il a obtenu, entre autres, le premier prix à l’unanimité des cinq plus importants concours internationaux en l’espace de 18 mois seulement, soit les concours Alessandria (Italie), A. Segovia (Palma de Mallorca), Havane (Cuba), M.Giuliani (Turin) et F. Sor (Rome).

 

Le répertoire de Rémi Boucher comprend les concertos pour guitare les plus connus (Rodrigo, Tedesco, Ponce, Abril, Torroba, Brouwer, Giuliani et Vivaldi) aussi bien que les œuvres les plus intéressantes pour guitare seule de la Renaissance au Moderne. Son interprétation de la musique impressionniste et espagnole lui vaut un grand succès auprès du public connaisseur.

 

Son jeu vibrant d’énergie, d’une flamboyance qui empoigne l’émotion et l’entraîne dans des moments de haute tension, peut se couler dans des plages impressionnistes d’une grande poésie. Cette virtuosité lui vient d’un long travail de recherche artistique et technique qui l’a amené à créer de nouvelles possibilités pour la polyphonie, la résonance, le soutien sonore, l’articulation et les traits virtuoses. Il a ainsi développé des nouvelles techniques qui lui ont permis de pousser plus avant les limites de l’instrument. Entre autres, la technique du pouce « Alzapua » qu’il utilise comme un plectre. Pionnier dans ce domaine, il a réussi à développer le jeu complet du plectre — arpèges, gammes, trilles, … — mais en utilisant plutôt le pouce qui alterne des deux côtés, ce qui ouvre la possibilité d’articuler dans les basses de l’instrument et crée ainsi l’impression d’une main supplémentaire s’ajoutant au jeu. Cela brise un paradoxe dans la technique de la guitare classique qui, d’une part, stipule qu’il faut articuler dans les aigus – avec l’index, le majeur et l’annulaire – et d’autre part, oblige le pouce à n’articuler que d’un seul côté, ces contraintes affectant évidemment la souplesse de jeu dans les mouvements rapides. Tout en conservant rigoureusement l’esthétique de la guitare classique qui exige un contrôle sonore parfait, Rémi Boucher a affiné de nouvelles techniques qui peuvent être utilisées dans tous les styles musicaux propres à la musique classique. Il a donné des cours de maître sur ces nouvelles techniques qu’il a développées et travaille présentement à la publication d’une méthode sur le sujet.

 

« Rémi Boucher a de la flamboyance, de la passion et de l’élan, et il en a à la pelle… Il y a de l’espoir pour la guitare lorsqu’elle est jouée de cette façon. » (Colin Cooper Classical Guitar Magazine)

 

Rémi Boucher vit à Québec où il est professeur de guitare à l’Université Laval et au Conservatoire de musique de Québec.





L'ENSEMBLE AIGUEBELLE


[L’Ensemble Aiguebelle est l’ensemble à cordes de l’Orchestre symphonique régionale et comprend une quinzaine de musiciens.]

En 1987, l’Orchestre symphonique régional Abitibi-Témiscamingue (OSR) a présenté son premier concert. La création de l’OSR a été initiée par Jacques Marchand, un musicien professionnel qui a décidé de revenir vivre de son art dans sa région natale.

La création d’un orchestre symphonique en Abitibi-Témiscamingue constitue alors un défi de taille si l’on tient compte des réalités sociodémographiques de la région dont les 146 000 habitants sont dispersés sur un immense territoire. Aucune ville de la région ne possède un bassin de population suffisamment important pour soutenir à elle seule un orchestre symphonique. Au moment de la fondation de l’OSR, il est apparu évident qu’il fallait regrouper, dans une seule formation, les forces vives régionales œuvrant en musique classique. Aujourd’hui, l’OSR est devenu une institution reconnue dans sa communauté pour sa contribution majeure à la vie culturelle de la région.

Démontrant une résilience hors du commun, l’orchestre s’est développé selon un modèle qui est en adéquation avec les réalités géographiques, économiques et socioculturelles de l’Abitibi-Témiscamingue. Les musiciens habitent aux quatre coins de la région et les concerts sont toujours présentés en tournée régionale alors que les répétitions se font, en alternance, à Rouyn-Noranda et à Amos afin que tous les musiciens parcourent un nombre équivalent de kilomètres. Depuis ses débuts, plus de 250 musiciens de tous les âges et de toute la région se sont investis dans l’OSR. Depuis 2015, des alliances se sont créées avec des musiciens et orchestres du Nord-Est ontarien, facilitant les échanges de professionnels entre ces régions, au bénéfice des spectateurs.

L’Orchestre symphonique régional (OSR) est le seul orchestre professionnel en région. Il regroupe près d’une quarantaine de musiciens. Sous la direction de Jacques Marchand, il présente de trois à quatre tournées annuelles de concerts de musique classique sur tout le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue.

L’enracinement de l’OSR dans son milieu se confirme par le soutien financier récurrent des municipalités de Rouyn-Noranda, de Val-d’Or, d’Amos, de La Sarre, de la de MRC de La Vallée-de-l’Or ainsi que des élus de la région à l’Assemblée nationale. Cet enracinement, c’est aussi plus de 150 entreprises et individus qui contribuent financièrement, sous forme de dons et de commandites, au soutien des activités artistiques de l’organisme et pour assurer sa pérennité. Certaines entreprises s’engagent à donner jusqu’à plusieurs milliers de dollars pour une période de trois ans, et ce, depuis la fondation de l’OSR. Ces dernières composent le Consortium OSR.